
LES Séries

Cicatrices
Je peins des cicatrices d’après les histoires de ceux qui les portent.

À fleur de peau
Je peins des fragments de fleurs, entre sensualité et abstraction organique.
Entrez dans l’intimité du visible.
Audren est une artiste peintre nantaise qui se consacre pleinement à sa démarche artistique après un parcours en gestion d’entreprise.
Chaque œuvre devient le reflet intime de ce qui la touche, l’anime, l’engage.

L’artiste peintre permet à mon sens d’accompagner l’évolution des idéologies et des mouvements sociétaux, en cela que l’art est sujet à interrogations, comme a dit Bernard Werber, « L’important n’est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir.”
L’art permet une connexion avec celui qui le regarde, il transmet un message, une émotion, une énergie qui viennent convoquer son spectateur. La culture artistique, ou historique permettent d’inscrire la production dans un cadre temporel, un contexte. C’est à la fois un éclairage pour la compréhension, et un facteur d’influence possible sur son interprétation. Pour moi lors de la connexion à une œuvre d’art il s’agit d’ondes, de vibrations, de sensibilité, d’émotions suscitées, de regard posé. L’art entre dans cette part d’intime car il nous renvoie une image que nous interprétons par notre prisme au-delà des intentions de l’artiste. Parfois il nous parle, fait écho à nous même, parfois en invoquant notre enfant intérieur, notre passé, notre présent ou notre futur. Il n’y a pas une seule façon de ressentir, de regarder, d’interpréter une œuvre, il y en a autant que d’êtres qui l’ont regardée.
Cela serait faux de ne montrer qu’un résultat qui nous satisfait. Derrière une production artistique, une performance, il y a une multitude de choix, d’arbitrages, d’émotions. On explore, on repousse les limites, nos limites. On passe par des phases d’apprentissage, de construction, de déconstruction, parfois de frustration et de déception. Il serait simpliste de dire “qu’il suffit de’, ou “je pourrais en faire autant” car dans tout cela il y a de la réflexion, des doutes. Parfois on va trop loin dans l’élaboration, on a le sentiment d’avoir tout gâché car on a dépassé la limite de ce qui nous semble esthétique, cela ne correspond plus à ce que l’on voulait, notre projection, notre exigence.
Une personne m’a appris que la valeur de l’intention ne résidait pas dans la projection d’un résultat, mais dans le fait de vivre pleinement l’instant.
Les questions que je me pose lorsque je regarde une œuvre, un tableau d’artiste peintre sont; à quel moment celui-ci se dit qu’il n’y a plus rien à ajouter, que l’œuvre est terminée?
Quel fut l’état émotionnel de l’artiste durant la création et quel est-il au moment où il décide qu’elle est achevée?
Combien de temps a-t-il passé à regarder sa production, prendre du recul, la faire évoluer?
Quels étaient ses états d’âme durant les phases d’évolution de sa réalisation? J’essaye de ressentir ces états d’être.
C’est pour cela que l’art me fascine, les arts dans leur ensemble et que j’ai une prédilection pour la pratique des arts plastiques notamment la peinture, le dessin, la sculpture. C’est une façon de se livrer au monde, de transmettre nos idées, nos valeurs, nos ressentis, une part d’intime que l’on accepte de dévoiler et de partager. C’est en cela que l’art est un langage universel, car peu importe ce que cela suscite chez le spectateur, il fait un temps de pause, il regarde, observe, ressent, se fait une idée, que cela soit positif ou négatif (tout ne plaît pas à tout le monde et tant mieux). C’est tout ce qui fait que l’on se sent vivant et qui fait de nous des êtres humains, des êtres sensibles.